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mercredi 13 mai 2009

Ce qui m'a toujours poussé à rester réveillé à 5h du mat et mater Virgin 17, c'est l'absolu créativité qui se reflétent dans les clips de musiques éléctroniques.

Non pas que les autres genres soient moins créatif, mais il est si rare qu'un clip soit entièrement basé sur l'absence de lien logique entre l'image et le son. Les idées n'ont ni queue ni tête, sont parfois saine, malsaine, bonnes, pas bonnes.

On s'en tiendra forcement à ce que l'on trouve esthétiquement plaisant, soit dans la prouesse technique — M83 — soit dans l'a capacité d'immersion dans le monde musical de l'article — Peaches —, soit enfin dans l'exploitation maximal de la liberté décrite plus haut (et pour le coup, il s'agit de pop rock).

Dans l'ordre donc :



M83 - We Own the Sky from David Altobelli on Vimeo.


On a beaucoup parlé de "retour" pour Peaches. Je pense que ce genre d'artiste marque assez les esprits pour pouvoir prétendre nous avoir jamais quitté. Son nouvel album, "I Feel Cream", sortie la semaine dernière a reçu l'attention des plus grands — Simian Mobile Disco, Digitalism ("Mommy Complex" — piste 6 — vous reconnaitrez le kick)  et Soulwax (notons également la participation de Drums of Death). Cependant on regrettera que son côté punk demeure majoritairement dans l'attitude et non plus dans le son. On vous laisse regarder le nouveau clip, qui m'a personnelement rappelé le dernier clip de Pink  en version "dark"— ce qui n'est pas vraiment un compliment. La gestuel reflète parfaite l'album : on nous jette tout à la gueule, à nous de juger, de peser, d'apprécier. Une façon de montrer qu'elle se fout bien de l'opinion ?

Oui ou non, celle-ci lui fait de bels éloges! 

Textuellement, les paroles de cette pionère de l'electroclash suivent parfaitement l'état d'esprit. Sans vouloir se la jouer fausse rebelle (confère Katie Perry), elle refuse les clichés et les assimilations hâtives. En effet, on peut être sexuellement attirante, un peu trash, sans être la nouvelle slut de MTV.

Voici donc les deux premiers clips de l'album, Mommy Complex a également un clip. More est, au passage, ma track préféré. Le synthé manque juste de clareté et donne l'impréssion d'un son (volontairement?) ettouffé. Les costumes du clip sont en tout cas bien sympa et reflètent l'aspect de dérision de la chanson.






et comme les vidéo youtube ne se mettent pas sur votre iPod, on vous laisse télécharger un extrait de l'album :



Et pour finir, la bataille épique des Tapisseries de Bayeux prend vie en 3 dimensions et vient illustrer l'hymne pop-rock des musiciens les plus bizarres signé chez Moshi Moshi : The Mae Shie. Je les connais mal, je ne vais donc pas m'aventurer dans une déscription approximative. Place au délire visuel :




S.

dimanche 5 avril 2009

.

L'ère des DJ Roi est en déclin. Ces grandes vedettes qui remplissent des espaces de 15000 personnes. Il est de plus en plus visible que nous cherchons aujourd'hui dans les musiques éléctroniques une expérience plus intime, invitant différents sens que l'ouïe au voyage inter-sidéral.


Certains vont donc développer de nouveaux outils, de nouveaux concepts, de nouveaux vaisseaux. Nous sommes au début des années 70, et les premiers synthétiseurs vidéos font leur apparition. Ces machines qui envoient des signaux vidéos, interprétés à l'écran par des formes géométriques, sinusoïdales et des spectres à la cohéran

ce mathématique.


C'est à New York que la collaboration entre musique et vidéo prend une nouvelle forme.  Entre 1980 et 1982, Merrill Aldighieri, à qui l'ont doit le VJisme (son utilisation et le terme lui-même), se retrouve dans un club de la métropole américaine et décide de synchroniser l'édition de la vidéo sur l'évolution musical crée par le DJ. Le choc est puissant, emerveillant et assez convainquant pour qu'elle s'installe dans le paysage nocturne New Yorkais. On en redemande.




Un exemple du travail de Merrill au HURRAH Club de New York. Une majeure partie de ces performances live sont disponible sur son site.

Il aura fallut des années, quelques millions de transistors cramés, le développement de l'informatique, et des méthodes de projections toujours plus performantes, plus précises, pour offrir à cet art naissant une palette de couleurs aussi large que le nombre de pixel manipulés à la seconde.



Les installations se multiplient au début des années 2000 sur les facades de nos monuments, mairies, ou même dans le métro. La lumière échape à son élément intrinsèque d'éclairage. Nos yeux en restent pourtouant illuminées.


Sans même y avoir été, tout le monde à vu au moins une fois le travail d'Exyst, collectif français formé en 2002 par une bande de jeune diplomé de l'école d'archi de La Villette, appelé le "Cube", OVNI éclairé, encadrant Etienne de Crecy lors de son set au transmusicales en 2007 (et plus récemment au festival CHORUS à La Defense). L'engouement est tel que The Killers, le groupe de rock originaire du Nevada, volera la vedette à EXYZT en se mettant en scene dans un plagia du cube, aggrandi à l'occasion pour accueillir les différents membres du groupes (lire l'excellent article d'ANTI-VJ à ce sujet).


Des jeux de lumières et de projéctions qui se retrouvent dans le clip qu'ont réalisé Kate Moross et Alex Sushon.



Ne perdant pas les racines experimentales de ce mouvement, le collectif ANTIVJ perfectionne le procédé et nous transporte dans un pays où les mêmes carrés, lignes, tableaux et triangles lumineux que nous découvrions il y 20 ans, deviennent l'attraction première. Le spéctaculaire prends une nouvelle dimensions, ou devrais-je plusieurs : trois. Jouant sur les effets d'optiques et les limites du cerveau humain en matières de rapport à l'espace, la lumière s'addresse à nous et nous nargue au dernier moment.


En attendant de vivre cette expérience en direct, découvrez leur travail sur leur site.






mercredi 24 décembre 2008

BUFFET LIBRE - Retour vers le Futur

Buffetlibre, c'est un peu les Docteur Brown de la musique.

Ils débarquaient il y a un trimestre avec leur projet "REWIND" en bousculant nos repères temporaires et musicaux :

Madonna, Captain Sensible, Eddy Murphy ... tous nos classiques, tous les clips où l'on s'habille en maillot de gym et Reebok Pump, se font remixés, retouchés, modernisés pour répondre aux attentes des oreilles friandes de la scène éléctronique, 20 ans plus tard. Une remastérisation à la Star Wars.

Au banc des collaborateurs : Dragonette, Lismore, Trash Yourself, Does It Offend You Yeah?

En d'autre terme: Rewind, c'était le top des 80s, revu par le top des 00s. Et tout ça, kostenlos sur l'internet.

Rewind remet le couvert et nous annonce son retour ... le 01.01.09. Oui on sait, vous serrez dans votre lit, aux toilettes, en descente, dans votre vomi ou votre plus beau costume. Ou tout ça en même temps. Mais quand même, on allait pas vous laissez passer à côté de ça.

On vous met à dispo l'amuse-bouche fait par Little Boots, reprise alléchante de Freddie Mercury.
On télécharge, on écoute, on danse, et on attends sagement 2009. Et pour être bien sur que vous ne ratiez pas le rendez vous, voici la liste complète des terroristes musicaux impliqués dans ce second attentat :

Au Revoir Simone, Bonde Do Role, Goodbooks, Amiina, Headlights, Little Boots, Whitey, Starfucker, Buffetlibre, Sidechains, Electric Youth, The Requesters, The Young Punx, Malente, AC Slater, Sohodolls, Sportsday Megaphone, The Ruby Suns, Miami Horror, Revolte, Robbers On High Street, Mendetz, Facteur, Justin Faust, Aleks And The Drummer, CFCF, The Glass, Codebreaker, Mojib, DVAS, Project Jenny Project Jan, Love Motel, Pin Me Down Redux, Heads We Dance, Little Pictures, Redial, We Have Band, Division Kent, Man Like Me, Cobra Dukes, Division Day, Grafton Primary, Tender Forever, Ultraviolet vs Electric Valentine, Freezepop, Giko, Super Mal, LAZRtag, Parker Lewis, Kah, 1984, We Were The States, Absent F, The Old Believers, Beau Jennings, Josh & Anand, Saar & Sky, Bikini, Deltawave, Phantom's Revenge, Matt Keating, FLOU , CatComplex, Setting Sun, Diamond Cut, Youth Attack, Nightwaves, The Amplid, Hidrogenesse, Charlie ASH, The Model, Fight Bite, Canadians & Cherielynn Westrich, The Mocks, Computer Club, Schnitzer, Bling Crosby, Dolby Anol, La Chansons, Chin Chin, Gun'n Rose, The E.L.F., Evarial, Baron Von Luxxury, Club 84, The Picture, TMX, Jools MF, Melnyk feat Sara Berg, Japanese Motors, The Procession, David Swinburn, The Botticellis, Jools MF, Fisk, Toilet Disco, Telonius, The Boat People, Romanoff, Cruel Black Dove

Annexes :


vendredi 19 décembre 2008

ALPHA BETA PARA

Parra, c'est un style et des couleurs que vous avez forcement vu :

dans une galerie, sur un flyer, sur une pochette de CD ...et très souvent dans les rues, le vrai lieu d'exposition de ce jeune Amstellodamois de 32 ans. Les mêmes rues d'Amsterdam parcourues par ses fans qui n'hésitent pas à arracher sauvagement les posters collés illégalement pour les pendre sur les murs de leurs chambres exigues.


Typographe et graphiste, Parra grandit au côté de son père, l'artiste, qui l'initie à l'odeur de la toile et de la peinture à l'huile. Séduit, Parra se lance au début des années 90, inspiré par une culture de rue qui vide ses premieres bombes, avec des noms comme Lame Face ou 3rd Eye Crew.



Mais loin de la typo 3D qui fait des ravages chez les graffeurs européens de cette époque, Parra exprime des idées simple, avec des couleurs simples, que l'on aurait pas toujours associés (le rouge et l'orange, association que l'on retrouve très souvent chez lui, diabolisé par l'univers de la mode pendant des années, prétextant que celles-ci juraient, et enfin acceptées grâce au transgressisme d'Yves Saint Laurent).


Mais ce que l'on doit à Parra c'est d'avoir toujours voulu garder son art abordable : il s'expose à Londres en 2005 et décide d'appeler son expo "Jobs I did for friends for under £100". Approche marketing ou véritable désintéressement ? Les oeuvres se vendent en moins de 72 heures ...

Refusant de s'adapter à la théorie de l'offre et la demande, Parra conserve sa gamme de prix, permettant à son public de s'offrir des pièces originales, quelque soit leur budget. Il continue également de créer pour ses amis, les gens qu'il apprécie, restant fidèle à lui-même.


Toujours dans l'air du temps, il lance sa propre ligne de vêtement streewear, Rockwell Clothing. Le transversalisme pour resister à la crise (comme nous le dit Gildas et Masaya, fondateurs du label ET marque Kitsuné chez Brain) ? Parra se produit également sous le nom "Parra Soundsystem". Une musique aussi colorée que ses peintures.


On lui souhaite en tout cas de résister à 2009, qui s'annonce comme le retour au tendances goth', au Noir, aux peaux pâles et à la résille. Du Parra Black&White ?



vendredi 12 décembre 2008

We (l) FIRMA

On se disait tout de même que tout les secteurs ne seraient pas inspirés par la vague rétro-informatique des 80's réactualisée par l'électro-Geek. Car oui, le Nerd est hype, on ressort sa Nintendo et on dessine en ASCII. Pac Man n'est pas mort et Windows 95 sera une révolution.

On est pourtant en droit de se demander si des produits plus "traditionalistes" pourraient être influencés par la tendance. Restons chauvin, prenons le vin. Re-packager nos bouteilles de Bordeaux façon Space Invaders? C'est le pari réussi de FIRMA, agence de design basée à Moscou qui nous étonne par sa richesse d'idées et sa productivité.

Rose Wine & Red Wine - Dymov1wine

Et ce n'est qu'une partie infime des travaux de l'agence... Pop, rétro-futurisme, minimalisme ou flashi-avantguardiste, FIRMA fait preuve d'une inventivité sans limites: Без пределов !
Checkes par toi même: http://www.firmastyle.com

Simple pleasure - ChupaChups
Orange Pop - Fruit Drops